A M. Claude DUFOUR
SUPÉRIBOR A SAINTES.
n k félicite de mter attaché à sa vocation, et loi parle de la joie d*aii père chartreux
qai a assisté à une ordination.'
i5 juin 1647.
Monsieur,
Je ne puis vous dire la consolation que mon âme a reçue par la dernière lettre que vous m'avez écrite et de la résolution que Notre-Seigneur vous a donnée. Certes, Monsieur, je pense que le ciel même s'en réjouit ; car, hélas ! l'Église a assez.de personnes solitaires, par sa miséricorde, et trop d'inutiles et plus encore qui la déchirent : son grand besoin est d'avoir des hommes évangéliques, qui travaillent à la purger, à l'illuminer et à l'unir à son divin Époux ; et c'est ce que vous faîtes par sa divine bonté. Je fus attendri dernièrement de ce que le R. P. prieur de la Chartreuse du Mont-Dieu » étant venu passer un jour entier céans, pendant l'ordination, pour voir les exercices qui s'y font, il s'en trouva si touché qu'il me dit des paroles tellement avantageuses du bonheur de cet emploi, que la modestie ne me permet pas de vous les redire; je ne puis vous exprimer les soupirs qu'il faisait pendant le pontifical 2, entendant ce qui se disait du devoir du diacre. Je vous assure. Monsieur, que ce bon père a plus que moi l'esprit d'un bon missionnaire ; et que, s'il lui était permis, il sortirait de sa cellule pour aller annoncer Jésus-Christ au pauvre peuple et pour travailler à l'instruction des prêtres. Travaillons-y, Monsieur, de toute