‹ Lettres de S. Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 132 sur 267 · SUPÉRIEUR DES PRÊTRES DE LA MISSION · texte numérisé non relu

SUPÉRIEUR DES PRÊTRES DE LA MISSION

II ne lai permet pas pour le moment de bfitir, parce qu'il ii*a pas les fonds nécessaires.

Juin 1648.

Monsieur,

Vous me parlez de commencer votre bâtiment ; ô Jésus ! Monsieur, il n'y faut pas penser pour le présent : c'est une grande miséricorde que Dieu a faite à la Compagnie de lui donner le logement tel qu'il est, en attendant qu'il plaise à sa divine bonté de nous envoyer du secours. Quant aux inconvénients que vous m'alléguez, ne pouvant faire autrement, nous n'en serons pas la cause. Et puis ce procédé me semble avoir quelque rapport à la conduite de Dieu sur son peuple, ayant permis un grand désordre pendant plusieurs siècles, et la perdition d'une infinité d'âmes, pour mettre un ordre tout divin, et les sauver toutes par la venue, la vie, la passion et la mort de son Fils, lequel il a envoyé au temps qu'il a vu son peuple plus disposé à le recevoir, par tant de semonces, de prophéties et de souhaits du côté du peuple. Si c'est en moi une fausse vue, je m'en rapporte; et si vous m'en donnez une meilleure, je la prendrai de bon cœur, etc.

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