AU CARDINAL MAZARIN
Il lui rend compte d'une démarche qu*i] a faite pour la pacification.
5 juillet x652.
Je supplie très humblement Votre Émînence de me pardonner de ce que je m'en revins hier au soir ■ sans avoir eu rhonneur de recevoir ses commandements : je fus contraint à cela parce que je me trouvai mal. M. le duc d'Orléans vient de me mander qu'il m'enverra aujourd'hui M. d'Ornano * pour me faire réponse, laquelle il a désiré concerter avec monsieur le Prince ^. Je dis hier à la reine l'entretien que j'avais eu l'honneur d'avoir avec tous les deux séparément, qui fut respectueux et gracieux. J'ai dit à Son Altesse Royale qui si l'on rétablissait le roi dans son autorité, et que l'on donnât un arrêt de justification *, Votre Éminence donnerait la satisfaction que l'on désire ^ ; que difiicilement pouvait-on accommoder cette grande affaire par des députés, et qu'il fallait des personnes de réciproque confiance, qui traitassent les choses de gré à gré. Il me témoigna de parole et de geste que cela lui revenait, et me dit qu'il en conférerait avec son conseil. Demain au matin j'espère être en état d'aller porter sa réponse à Votre Éminence, Dieu aidant.