I. II s^agit de la confrérie de la Charité
Tordre de celui qui est Tinterprète de sa volonté au lieu où vous êtes ; or, telle étant la volonté de Dieu, venez-vous-en, s'il vous plaît ; vous ne laisserez pas d'avoir la récompense que vous auriez, si vous aviez instruit toutes les filles de ces quartiers-là. Ohl que vous êtes heureuse de ce que vous avez ce rapport au Fils de Dieu, d'avoir été comme lui obligée de vous retirer d'une province où. Dieu merci, vous ne faisiez pas du mal.
Le R. P. de Gondi vous remerciera ici de la peine que vous avez prise, et vous témoignera le sentiment qu'il en a; et moi, je vous prie de ne pas entrer dans l'opinion que cela s'est fait par votre faute. Non, ce n'est pas cela, mais une pure disposition de Dieu pour sa plus grande gloire et pour le plus grand bien de votre âme. Ce qui davantage est relevé en la vie de saint Louis, c'est la tranquillité avec laquelle il s'en revint de la Terre Sainte sans avoir réussi selon son dessein ; et peut-être que vous n'aurez jamais occasion en laquelle vous puissiez plus donner à Dieu qu'en celle-ci. Usez-en donc selon la mesure de la grâce que Notre-Seigneur a toujours fait paraître en vous.
M"* Sevin vous a écrit. Comme elle vous prie de vous pourvoir d'un autre logis , vous pourrez aller descendre chez M^** Dufay et y demeurer jusqu'à ce que vous ayez un logis qui vous soit propre. Cette bonne M"' Sevin y travaillera. Pour les cinquante écus, gardez-les. Vous aviserez ici ce que vous en ferez.
Monsieur votre fils est retiré au collège, il se porte fort bien et fait de même.
Je salue très humblement M. le curé, MM. Ferrât et Permain, et suis, en l'amour de Notre-Seigneur, Mademoiselle, votre très humble serviteur.
i5. — A M. DE LESTOC,