‹ Lettres de S. Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 25 sur 267 · DOCTEUR EN SORBONNE ET CURÉ DE S AINT- L AU R ENT · texte numérisé non relu

DOCTEUR EN SORBONNE ET CURÉ DE S AINT- L AU R ENT

Au sujet de l'établissement de la Congrégation en la maison de Saint-Lazare , dont

il était l'entremetteur.

Monsieur,

Je passai hier chez M. le procureur générai et trouvai quatre ou cinq carrosses devant sa porte ; et parce qu'il était fort tard et qu'il m'eût fallu attendre longtemps, je pensai qu'il valait mieux remettre la partie jusques à aujourd'hui Taprès-dîner. Je le verrai donc selon Tordre de M. le prieur', lequel je n'aurai point l'honneur d'aller trouver ce matin, tant parce qu'il me semble qu'il désire que nous ayons la parole de mondit sieur le procureur général avant de conclure, qu'afin que vous, Monsieur, vous fassiez la charité de lui dire quelques difficultés que je trouve aux propositions qu'il me fit hier.

Il me fit donc l'honneur de me dire qu'il avait conféré avec messieurs ses religieux touchant notre manière de faire au chœur, le logement, l'ameublement et la pension que donneraient ceux qui voudraient vivre parmi nous. Or, pour ce dernier chef, qui est que chacun de messieurs les religieux ne payera que deux cents livres de pension, je vous dirai, Monsieur, que j'acquiesce très volontiers à cela ; quoique, ayant supputé la dépense au fur que les choses valent à présent, il nous en coûtera davantage et que les pensions même des écoliers sont de quatre-vingts écus.

Quant au logement, je crains qu'il n'arrive quelque difficulté avec le temps, si nous étions ensemble au dortoir, parce que nous observons le silence depuis le soir après les prières, jusqu'au lendemain après le dîner, que nous avons une heure de récréation, et depuis cette récréation

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