‹ Lettres de S. Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 267 sur 267 · A Mgr de FERENTILLY · texte numérisé non relu

A Mgr de FERENTILLY

Il lui fait ses offres de service, en témoignage de reconnaissance pour la protection

qu'il accorde à la Congrégation.

16 octobre 1654.

Monseigneur,

J'ai reçu celle que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire, avec tout le respect et l'humilité que je vous dois, comme aussi la lettre et le livre que vous envoyiez à M. l'ambassadeur de Portugal, entre les mains duquel je les ai remis moimême, et lesquels il a reçus avec beaucoup de respect et de témoignage de reconnaissance envers vous, Monseigneur. J'ai pris de là occasion de lui dire deux mots de vous. Monseigneur, et de la considération en laquelle vous êtes dans la cour de Rome et en celle-ci, et cela. Monseigneur, en vue des choses que Son Altesse demande à Rome, et de la disposition qu'il doit faire des mêmes choses qu'il demande ; il n'ouvrit pas votre lettre en ma présence, mais il me fit l'honneur de me dire qu'il désirait venir passer une journée tout entière chez nous, à Saint-Lazare, pour me faire l'honneur de me parler plus à loisir. S'il me fait cet honneur, vous pouvez bien vous assurer. Monseigneur, que je n'oublierai rien de tout ce que je jugerai être à propos de lui dire pour votre service.

Je souhaiterais, Monseigneur, qu'il plût à Dieu de me faire naître souvent des occasions de vous servir qui fussent plus considérables, et Dieu sait, Monseigneur, avec quel cœur je vous obéirais ; certes ce serait comme à un des plus grands protecteurs qu'ait aujourd'hui notre petite Compagnie, dont je prie Notre-Seigneur Jésus-Christ en être luimême votre remerciement et votre récompense, et vous prie de croire. Monseigneur, qu'il n'y a personne au monde qui ait plus grand désir de vous obéir et sur qui vous ayez un pouvoir plus souverain que sur moi, qui suis, en l'amour de Notre-Seigneur, Monseigneur, votre, etc.

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