A TROYES
11 lai parle d'un arrangement avec les Carmélites. — Nouvelles de la maladie
de monseigneur de Troyes.
Paris, 3 novembre 1641.
Ma très chère et très digne Mère,
J'ai reçu la vôtre avec tant de respect et tant de tendresse que je ne le vous puis exprimer, et toujours dans l'esprit de reconnaissance de toutes les obligations que nous vous ayons. Et pour vous rendre compte de l'affaire dont il vous a plu me faire l'honneur de ift'écrire, ma chère Mère, je vous dirai qu'au même instant que j'eus reçu la vôtre, j'écrivis à notre mère ' du faubourg (où était notre digne mère*, et, deux jours auparavant, la supérieure de Rouen ^) que j'y pensais encore, et que je la priais de parler à notre digne mère de l'affaire dont je lui écrivais, 'et conclus ma lettre en lui disant qu'au royaume de la charité l'on aime mieux souffrir quelque incommodité que d'incommoder le prochain. Sur quoi elle me fît réponse que notre digne mère avait conseillé à la révérende mère supérieure de Rouen de se rapporter de ce différend à leurs amis; ladite mère de Rouen y avait acquiescé, et était partie en cette résolution, et me marqua que cette bonne