‹ Lettres de S. Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 74 sur 267 · Allusion à la déclaration qui précède · texte numérisé non relu

Allusion à la déclaration qui précède

2. Il avait eu quelques difficultés avec M. Codoing, son supérieur.

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Dieu, je dirai la sainte messe en partie pour rendre grâces à Dieu pour celles qu'il vous a faites. Oh ! que ce bon mouvement est du ciel ! oui, il me paraît venir du ciel, je l'ai allégué et l'alléguerai bien des fois ; comme ce qui va ruinant la charité est de l'esprit malin. Bénie soit la Sapience éternelle de Jésus-Christ qui vous a fait faire la mineure et la conclusion avec tant de force et de bénédiction ! Continuez, Monsieur, à voir les choses et les actions du prochain dans l'esprit de charité; et quand leurs actions seraient mal faites, pratiquons le conseil de notre bienheureux père François de les regarder par le meilleur. Mon Dieu ! que la part que Notre- Seigneur vous a faite de son humilité, au changement du supérieur, qui a été fait, me console pareillement, et votre indifférence à vous soumettre à quoi que ce soit ; certes, c'est la marque de la possession souveraine que Notre-Seigneur a de votre cher cœur, que j'aime plus que le mien en celui de Notre-Seigneur, en l'amour duquel je suis, etc.

6r. — A M. CODOING,

PRÊTRE DE LA MISSIOn/ SUPÉRIEUR A ANNECV.

Il parle d*an projet de séminaire et de ne pas abandonner les missions.

Saint-Lazare^ 9 février 1642.

Monsieur,

Voici une lettre de Mgr le cardinal Mazarini, à notre recommandation, au cardinal Antonio % neveu de Sa Sainteté. Je reçus hier la vôtre du lieu de la mission où vous avez emmené vos séminaristes. O que mon âme est consolée de tout ce que vous m'en dites; comme aussi de la propo-

X. Le cardinal Antonio Barberini, neveu d'Urbain VIII, eut une grande part dans les affaires sous le régne de son oncle. Il était dévoué à la France, dont il avait le brevet de protecteur. Après l'élection du nouveau pape Innocent X (i3 septembre 1644), le cardinal Antonio, qui avait fait opposition à sa nomination, vint en France, où il arriva en novembre 1645. 11 fut nommé archevêque de Reims en lôSy et mourut en 1671.

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sition de Tachât de la maison, si elle est dans la ville d'Annecy, ou si proche qu'elle puisse servir de logement comme si l'on était dans la ville ! Mais il nous est impossible de vous aider de ces sept mille livres. M. Dufestel tâchera donc de s'accommoder de mille ducats, qui est partie de la somme mise en constitution de rentes.

Vous avez bien fait de m'avertir de ne pas employer Son Éminencepour le dessein de monseigneur de Genève; sans cela, j'aurais écrit demain à M. de Chavigny, à Lyon, pour lui en parler. Votre présence à Rome pourra beaucoup vers monsieur l'ambassadeur » pour cela. Je lui en ferai écrire par M. de Liancourt, qui est son bon ami, et de la meilleure encre qu'il pourra.

Le bon M. Thévenin, curé de Saint-Étienne, en Dauphiné, m'a écrit plusieurs lettres, toutes tendantes à travailler à faire un séminaire de prêtres pour les curés et autres bénéficiers, et me presse par quantités de raisons et même par le jugement de Dieu. Il vous a vu en Dauphiné et à Nice, et nous ici ; je souhaiterais bien que vous prissiez la peine de le voir en passant et de lui rendre mes lettres, dans lesquelles il y en a une à prendre, à Lyon, de MM. Marchand et Lumagne; c'est une lettre de change de 25o livres, qu'il me mande avoir dépensées pour nous venir voir. Il me presse d'abandonner notre dessein pour suivre celui qu'il propose, ce que je n'aurais pas difficulté à faire si Notre-Seigneur l'avait pour agréable; mais la Compagnie ayant été approuvée du Saint-Siège (qui a infaillibilité pour l'approbation des ordres que Notre-Seigneur institue, à ce que j'ai oui dire à feu M. Duval), et la maxime des saints étant que, quand une chose a été une fois résolue devant Dieu ensuite de plusieurs prières et conseils qu'on a pris, il faut rejeter et tenir pour tentations tout ce qui se propose contre; et

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