A M. CODOING
PRÊTRE DE LA MISSION, SUPÉRIEUR A ROME
Se défier des ferveurs de la nature.
le' avril 1642.
Ne laissez pas cependant de procéder à notre établissement
à Rome, sur les errements de notre bon M. Lebreton , sans vous engager à rien; et je vous supplie. Monsieur, au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ, de vous défier des ferveurs de la nature au fait que vous m'écrivez. L'esprit de Dieu va suavement et toujours humblement : ressouvenez-vous que vous et moi sommes sujets à mille saillies de la nature, et de ce que je vous ai dit que, me trouvant au commencement du dessein de la Mission dans cette continuelle occupation d'esprit, je me défiai qu'elle ne vînt de la nature ou de l'esprit malin; et que je fis une retraite exprès à Soissons ', afin qu'il plût à Dieu de m'ôter de l'esprit le plaisir de l'empressement que j'avais de cette affaire ; et qu'il plut à Dieu m'exaucer, en sorte que, par sa miséricorde, il m'ôta l'un et l'autre, et