‹ Lettres de S. Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 8 sur 267 · Le successeur fut Joseph Ferrerî, archevêque d'Urbin · texte numérisé non relu

Le successeur fut Joseph Ferrerî, archevêque d'Urbin

3. Faites bien, frères. Nom vulgaire d'un hôpital tenu par les Frères de saint Jean-<ie-Dieu. C'est dans cet hôpital que mourut le renégat convert par saint Vincent.

4. Que si je lui avais donné un mont d'or, allusion à la prétendue signification de son nom de Montono,

lO —

J*ay apporté deux pierres de Turquie que nature a taillé en poincte de diamant, Tune desquelles je vous envoyé, vous suppliant de la recevoir d'aussi bon cœur que humblement je vous la présente.

Il ne peut poinct estre, Monsieur^ que vous et mes parents n'ayez estes scandalisez en moy par mes créanciers, que j'aurois déjà en partie satisfaictde cent ou six vingt escus que nostre pénitent m'a donnez, si je n'avoys été conceillé par mes meilleurs amis de les garder jusques à mon retour de Rome, pour éviter les accidents qu'à faute d'argent me pourroyent advenir, ores que j'aye la table et le bon œil de Monseigneur ; mais j'estime que tout cest escandale se tournera à bien.

J'escris à M. d'Arnaudin et à ma mère. Je vous supplie leur faire tenir mes lettres par homme que M. Canterelle payera. Si, par cas fortuict, ma mère avoyt retiré les lettres, à tout événement, elles sont insinuées chaiz M. Rabel.

Autre chose, sinon que, vous priant me continuer vostre

saincte affection, je demeure, 'Monsieur, votre très humble

et obéissant serviteur'.

Depaul^.

1. Cette lettre fut d^abord déposée dans les archives de Saint-Lazare par le supérieur du séminaire des Bons-Enfants, à qui M. de Saint-Martin l'avait adressée, sur la recommandation secrète du frère Ducourneau. Elle y resta jusqu*en 1791, époque à laquelle elle fut recueillie par Le Pelletier de Saint- Fargeau, et, après la mort de ce conventionnel, par son collègue Carnot. Depuis elle passa successivement dans les collections de divers amateurs d'autographes, et elle se trouve aujourd'hui entre les mains de M. Benjamin Fillon^ à Fontenay-le-Comte (Vendée). Elle comprend trois pages in-4» d'une écriture très fine.

2. Depaul est la signature qui se trouve dans les deux premières lettres qui nous restent de saint Vincent. — On a souvent agité la question de noblesse du saint : sa signature, comme les actes relevés dans les archives de Pouy, indiquent un nom sans particule, mais l'orthographe avec la particule a toujours prévalu. — A partir de 1627, notre saint signe toujours ses deux noms : Vincent Depaul. — Cette observation faite, nous omettrons désormais la signature apposée dans l'original.

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