‹ Lettres de S. Vincent de PaulChapitre 142 sur 294 · A M°vLE MARQUIS DE PIANEZZE · texte numérisé non relu

A M°vLE MARQUIS DE PIANEZZE

Il rassure de sa profonde reconnaissance.

Paris^ 9 août i658.

Monseigneur,

Je ne puis plus me défendre de vous interrompre : la reconnaissance de vos bienfaits exige de moi ce petit mot de reconnaissance. A ce que j'apprends, Monseigneur, votre charité n'a pas sa pareille, et je ne sais comment vous remercier des grâces qu'elle répand sur vos pauvres missionnaires; je prie Notre-Seigneur que celles qu'il verse sur vous, Monseigneur, croissent de plus en plus et qu'elles vous servent d'un éternel remerciement pour tous les services que vous lui rendez et qiie vous lui faites rendre, particulièrement par ces pauvres prêtres que vous avez logés de nouveau, que vous entretenez de vos biens, que vous supportez en leurs défauts et que vous protégez comme vos enfants. Mon Dieu, Monseigneur, que d'obligations nous vous avons ! le sentiment que j'en ai me fait souhaiter, ou que sa divine Majesté nous anéantisse, ou qu'elle nous rende dignes de l'honorer selon vos saintes intentions. Comme les siennes sont que

nous vous obéissions parfaitement, je vous assure, Monsei-

gneur, que, pour mon paxtkaiier^ je tâcherai de le faire toute ma vie, et j'ose me promettre le même soin de tous tant que nous sommes. Nous prierons Dieu surtout pour Totre chère conservation, et pour qu'il ait agréable de sanctifier de plus en plus votre belle âme et de bénir votre illustre famille.

Je vous supplie très humblement, Monseigneur, d*agréer ces tendres affections de mon cœur plein de respect et de révérence pour le vôtre, en qui je suis, etc.

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