‹ Lettres de S. Vincent de PaulChapitre 221 sur 294 · A M. JOLLY · texte numérisé non relu

A M. JOLLY

SUPéRiBUR, A ROME.

Il lai dit de ne pas faire traduire le livre d'AbelIy, et de se contenter de remettre des exemplaires aux personnes qui comprennent le français.

Paris, 26 septembre lôSg.

Monsieur,

J'ai reçu votre chère lettre du i'"" septembre. Nous devons trois grands remerciements pour la nouvelle aumône qui vous a été faite pour aider à payer la maison acquise. Le premier à Dieu, le second à Mgr le cardinal Durazzo, et le troi* sième au seigneur Emmanuel Brignole, à qui je me donnerai l'honneur d'écrire pour cet effet.

Je suis bien aise de ce que vous avez fait présenter au Pape le livre de M. Abelly, et des choses que vous me mandez sur ce sujet. J'ai communiqué votre lettre à M. Abelly, et nous avons estimé que, puisqu'on ne doute pas de delà des opinions qu'il a soutenues, et qu'on s'attache plutôt à la lecture des lois et des canons que des autres matières, particulièrement de celle de ce livre, il servirait de peu de le traduire en latin. C'est pourquoi. Monsieur, il suffira que vous fassiez la distribution des exemplaires que vous avez en notre langue aux seigneurs qui l'entendent, que vous jugerez plus capables de goûter et de soutenir la doctrine qu'il contient, et si vous en désirez davantage, nous vous en enverrons.

Je suis, en l'amour de Notre-Seigneur, votre, etc.

P.'S. Je vous prie, Monsieur, de nous donner des nouvelles de la santé de notre Saint-Père, qui nous est si précieuse, et pour laquelle nous prions Dieu incessamment.

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