A M. DESBORDES
Il refate ramtornation d*eatrer dans rintérieur da monastère de la Visitation.
Saint-Lazare, 4 noyembre i6Sg»
Monsieur,
II n'y a rien que je ne doive faire de ce que vous me commandez. Je sais que vous ne désirez rien qui ne soit raisonnable; et pour cela je prendrai la confiance de vous dire. Monsieur, que la chose que vous proposez souffre difficulté. Le Concile de Trente a défendu aux évêques et aux autres supérieurs des communautés religieuses de ne permettre l'entrée de leurs monastères aux personnes séculières qu'en -cas de nécessité. Or l'entrée de M"* Gollon à Sainte-Marie n'est pas de cette nature. Je me fais violence à moi-même pour le défendre, et j'ai de la peine de ne pouvoir vous com-
plaire en cela. Mais vous voyez, Monsieur, qu'il y va de la prudence et d'une communication dangereuse. Plusieurs autres dames, ainsi que des princesses, nous ont demandé la même chose; je leur ai fait la même réponse', même à des princesses du sang. Si donc je l'avais accordé à une, je ne pourrais pas me défendre envers les autres.
Je vous supplie. Monsieur, de m' excuser et de faire agréer mes excuses à M. et à M"* CoUon, pour qui j'ai un grand respect et une grande affection de les servir. Pour vous. Monsieur, vous savez à quel point je suis, en l'amour de Notre-Seigneur, votre, etc.