ABBÉ DE TOURNUS
I! lui témoigne sa reconnaissance et son dé»ir que M. Jolly ]ni puisse donner
une excellente hospitalité.
Paris, 5 décembre 1659.
Monsieur,
C'est avec toutes les tendresses de mon chétif cœur que je vous dis que j'ai consolation sensible de celle que vous avez en ces saints lieux de Rome. Je souhaite que M. Jolly soit assez heureux de vous accommoder en sa nouvelle habitation, et que {de là Notre-Seigneur vous fasse voir la force de la grâce à l'égard de tant et tant de martyrs qui ont souffert pour lui. Hélas! qu'ai-je tant à cœur comme la reconnaissance des obligations incomparables que nous vous avons ! C'est une atteinte de mon cœur qui ne se peut adoucir qu'en le disant, et en vous souhaitant toutes sortes de biens et de consolations partout où vous allez.
Il y a plusieurs maisons de Carmélites qui ne reçoivent point le bref; il y en a d'autres qui l'ont reçu; car on ne s'est
I. Ce frère était un habile chirurgien. Voir la lettre à M. le maréchal de la Meilleraye, 3i octobre lôSg, n* 525.
point expliqué du tribunal auquel eued «appellent; il faudra voir.
Votre chère famille se porte bien, Dieu merci; Ton attend avec patience votre retour, et grand désir qu'il arrive bientôt.
M. Berthe me mande que sa fièvre quarte Ta quitté, et qu'il s'en va partir au plus tôt pour se rendre auprès devons; peut-être aura-t-il ce bonheur avant que la présente vous soit rendue.
Dieu a [disposé de M. l'abbé de Bulion, et lui de son bien en œuvres pies. Quelqu'un m'a dit qu'il nous a considérés. Je prie Notre-Seigneur qu'il soit sa récompense. Il a donné trente mille livres à la bourse cléricale, dont j'ai grande joie, et en remercie Notre-Seigneur, en l'amour duquel je salue M. de Saint-Jean avec toutes les tendresses de mon cœur, et suis, en l'amour de Notre-Seigneur, votre, etc.