‹ Lettres de S. Vincent de PaulChapitre 27 sur 294 · ABBÉ DE TOURNUS · texte numérisé non relu

ABBÉ DE TOURNUS

Il lui annonce Tenvoi dçs bulles qui confèrent à son frerc l'abbaye de Moustier-Saint-

Jean, et lui adresse ses félicitations.

Paris, 28 décembre i655.

Je ne vous importunerais pas de cette lettre, si celle que j'ai reçue de Rome ne m'y obligeait, pour vous dire que M. Jolly vous a adressé les bulles par la voie que vous lui avez marquée; et ainsi. Monsieur, j'estime que vous les avez à présent reçues, dont je rends grâces à Dieu ; mais ce qui me console davantage, c'est de ce que notre Saint-Père le Pape n'oblige pas monsieur l'abbé de Moustier-Saint-Jean de se faire prêtre : en quoi, certes. Monsieur, il y a de la conduite de Dieu, qui seul donne aux affaires les succès qu'il juge convenables. Qu'il en soit à jamais glorifié ! je ne puis assez vous en exprimer ma joie.

Depuis la dernière que je me suis donné l'honiieur de

vous écrire, je n'ai pas ouï parler de la difficulté arrivée sur le sujet du prieuré de Chandenier, sinon que vendredi au soir, mademoiselle votre sœur envoya céans un paquet pour vous. Monsieur, afin d'être mis dans le mien, ou porté seul à la poste par le même garçon, en cas que déjà ma dépêche y eût été envoyée, comme il arriva, parce que le mardi auparavant je fis cette affaire; et cela je ne Tai su que présentement qu'on vient de me le dire, car si j'en avais été averti pour lors, je n'eusse pas manqué de recevoir ledit paquet et de l'accompagner d'une de mes lettres.

Je n'ai rien à vous dire de nouveau, Monsieur, qui puisse ajouter quelque chose à la consolation qu'il plaît à Dieu de vous donner. Je prie sa divine bonté qu'elle continue d'en remplir votre cœur et celui de M. l'abbé, votre frère, de qui je suis et de vous particulièrement, à la vie et à la, mort en l'amour de Notre-Seigneur, etc.

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