A M. LE MARQUIS DE CHANDENIER
Il annonce qa*il a écrit à ses frères, les abbés de Chandenier, leur exposant le pour et le contre au sujet d'un prieuré, mais sans incliner pour aucun parti.
4 janvier i656.
Monsieur,
J'ai reçu celle qu'il vous a plu me faire l'honneur de m'écrire au sujet du prieuré de Chandenier, et du rencontre de la proposition que] M"" de Chandenier et M"' de Lamoignon vous faisaient pour M. Aubry, et de la pensée que vous, Monsieur, aviez pour celui que vous proposez, et avec la déférence que vous rendiez à mondit sieur de Lamoignon pour cela. Or, Monsieur, je vous dirai que j'ai envoyé votre lettre à messieurs vos frères et leur ai écrit sans leur rien dire pour les incliner d'un côté ni d'autre, estimant qu'il n'appartient pas à un pauvre prêtre comme moi de porter son jugement sur une affaire dans laquelle se rencontrent tant de circonstances considérables, et qu'il me suffisait de proposer la chose et d'en demeurer là ; et c'est. Monsieur, ce que j'ai fait. Or vous verrez, par celles qu'ils écrivent à M"® de Chandenier, la résolution qu'ils ont prise de donner la chose à celui que devant Dieu ils jugent le plus capable ; et je ne doute pas que la manière indifférente avec laquelle vous traitez cette affaire avec M. de Lamoignon ne leur ait fait croire que vous n'improuviez pas leurs procédés. Le mien sera toujours. Monsieur, de vous obéir, en tout ce qu'il vous plaira me faire l'honneur de me commander; et je vous
1. Frère des abbés de Chandenier de Rochechouart, hôtes de saint Vincent à Saint-Lazare.