‹ Lettres de S. Vincent de PaulChapitre 86 sur 294 · FONDÉE PAR M. OLIER · texte numérisé non relu

FONDÉE PAR M. OLIER

Il les console de la mort de leur fondateur 1.

17 avril 1657.

J'aurais voulu, mes chers frères, voyant l'affliction dans laquelle vous êtes plongés par la mort de votre cher père, vous le rendre pour essuyer vos larmes. Mais ne pouvant vous donner son corps vivant, j'ai cru devoir vous présenter son esprit, qui est la meilleure partie de lui-même.

La terre conserve son corps, le ciel son âme, son esprit est pour vous ; et si Dieu l'a jugé digne d'être mis dans son paradis avec les anges, vous ne devez pas le trouver indigne d'avoir place aussi dans vos cœurs. Il aura volontiers quitté son corps, pourvu que son esprit puisse habiter en vous. C'a été tout son désir et son souhait pendant sa vie ; après sa mort vous pouvez le rendre content.

Il était dit dans la loi que si un frère mourait sans enfants, son autre frère devait suscitare setnen. Votre père, que je peux aussi appeler votre frère, à cause de son âge -, est

1. S.Vincent, longtemps le confesseur et toujours Tami de M. Olier, assista à ses derniers moments et consola ses enfants désolés de la mort de leur père.

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