‹ Lettres de Saint Franc̜ois-Xavier de la Compagnie de JésusChapitre 20 sur 49 · Lettre du P. Barxèfé^ptiffnts, 1546 {Fragment · texte numérisé non relu

Lettre du P. Barxèfé^ptiffnts, 1546 {Fragment

Je ne cesse de loaer ]Aêil^^||^|lèy me prenant, infâme pé^ cbeof, enseveli dans mes uAi0if^0fikeB, il m'a retiré de la fange ffiondoine^et â daigné m*associer à sa vénérable Compagnie, afin qtie je myéhéantisse tous les jours davantage, et que, mettant en parallèle les imperfections de ma nature ingrate avec les actions togéliques de mes Frères, dont je suis à tous les instants le témoin et Tauditeur, je me recueille, je réveille mon esprit et je m*élanco en dehors dû bourbier honteux de mes vices, où, pareil à Fimmonde crapaud, je végète et je rampe, me repaissant du limon de la terre. £n vérité, à je n'avais une aussi grande confiance dans les prières que chaque jour, je le sais, vous répandez en présence de Dieu pour l'implorer en ma faveur, il ne me resterait aucune force d'âme pour entreprendre les œuvres que le Seigneur opère chaque jour par moi, faible avorton de la Compagnie, daignanti dans son infinie démence, se souvenir que je suis devenu par sa grâce un membre de son corps : en effet, des pierres il peut susciter des enfants d'Abraham, afin que la vertu se consolide en l'infirmité de ma personne, et non sur le fondement de mes mérites, car je suis un néftHt

3^ Autres témoignages de nwmitiié du P. Burxée, extraits de ses lettre {JPragments),

iè sehs à tette heure mes forces spirituelles entièrement anéanties : en vérité, je n'ai jamais été qu'un ver de terre, né du fumier et de la pourriture, et mes seuls péchés ont empêché Dieu d'opôïer de giandes choses par mon minidtère. Je suis réduit au silence, et les hommes ainsi que les anges connaisi^nt ma misère. JNe cessez point, mes Frères, de prier Dieu pour toOi, afin qu'un jour je cesse de pécher, et que la colère de Dieu se retire de moi !

^ O mes bien-aimés Frères, vous éprouverez un profond étonnement de ce que ces marques de respect n'oht pas fait évaporer mon âme, si imparfaite et si faible, eu des fumées de vaine gloire! Notre-Seigneur ne considère point qui nous sommes en réalité, mais il daignef se souvenir que nous sommes de la Compagnie de

IxUO APPENDICE.

Jésus, et il prend soia de faire ay^|icer et de conserver ses enfants : aussi ce diyin médecin ui'a-t-il.pcS^té les remèdes les plus efficaces, afin que je ne lniTiaifWQ|K<M au vent de Tamourpropre les grâces dont ses ti^i^gw^y^ nous ont enrichis. Il m*accable, en effet, de travaux imittbfiyteB et continuels, et lors même que j*en aurais la pensée, je n'aurais aucun intervalle pour me livrer à Torgueil, qui, d'ordinaire, exige de grands loisinlL Si je devais prendre quelque repos, j'ignorais où le prendre, en mon lit, sur un siège, ou sur la terre nue ; et, jusqu'au moment de faire ce choix, mon âme demeurait sans inquiétude. Mais, pécheur que je suis, je n'ai rien dont je puisse me glorifier, si ce n'est mes infirmités sans nombre. Qu'ai-je en moi que je n'aie point reçu? Ce que je suis, je le suis par la seule grâce de Dieu. Pourquoi donc me glorifierais-je, comme si ce n'était pas un don de la main divine !

. . . , . O mes Frères de la Compagnie de Jésus, conmient le démon pourrait-il trouver entrée dans une âme où Jésus r^e souverainement, où il a conquis et possède tout?

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