‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 126 sur 759 · LIVRE II. — LETTRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE II. — LETTRE TROISIÈME

dont fait preuve le gouverneur pour la religion chrétienne, sans doute il lui accorderait des éloges pour son zèle et pour ses services. Vous voudrez bien, si vous le jugez convenable, prier le saint-père de lui écrire pour lui exprimer sa satisfaction en raison de si éminents services : et ce ne sera point afin de lui recommander les nouveaux chrétiens, car il n'a rien plus à cœur, mais pour accorder à ce pieux gouverneur les éloges et les remerciments dont il s'est rendu digne, en prenant tant d'intérêt aux affaires de la religion, et en veillant en pasteur à la garde du troupeau de J.-C, alin de ne rien laisser périr par le fait des infidèles. Je vous prie de lui écrire vous-même, car je sais toute la joie qu'il éprouvera d'une lettre de votre part. En même temps, veuillez, avec toute la Compagnie, prier Dieu pour lui, afin qu'il obtienne l'assistance d'en haut, et la persévérance dans ses vertueux desseins. Ce n'est point, en effet, celui qui aura bien commencé^ mais celui qui aura persévéré jusqu'à la fin qui sera sauvé (1).

Pour moi, plein de confiance en l'infinie bonté de Dieu, et en vos sacrifices et prières, comme en ceux de toute la Compagnie, j'espère que si ce n'est en cette vie, ce sera dans la vie bienheureuse que nous nous reverrons , avec une joie bien plus parfaite.

De Tutucurin, le 23 mai 1543.

Le dernier de vos fils et le plus éloigné par l'exil.

François.

LETTRE m. /

An P. M* Ignace de Loyola.

Des personnes, visiblement animées de l'esprit de Dieu, ont fondé récemment un collège à Goa, et c'était la chose

(1) Matt. XXIV, 13.

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