LIVRE II. —LETTRE DOUZIÈME
J'attends ici cette semaine un Pule de Travancore, et je ne présume pas qu'il manque à venir ; car lui-même a pris soin de m'ëcrire qu'il arriverait à cette époque. Que vous ajouterai-] e? mon esprit est pénétré d'une rare et intime confiance en la bonté divine, qui me fait espérer beaucoup de bien de cette entrevue, pour le plus grand service de Dieu Notre-Seigneur : tout ce qui se sera passé, .vous le saurez par nous immédiatement, afin que vous en rendiez grâces à Dieu Notre-Seigneur. ■
J'écris aux Patangats, à l'égard du pavillon que l'on doit construire en feuillages verts.
Il me paraissait avantageux de réunir les femmes dans l'église le samedi matin, comme il se fait à Manàflare, et les hommes le dimanche. Cependant, je laisse tout à votre discrétion.
Lorsque vous aurez l'intention d'écrire au gouverneur, afin d'en être assisté dans quelqu'un de vos besoins, n'attendez point l'extrême nécessité, mais devancez ce terme par votre demande, afin que, si le gouverneur se trouve avoir besoin d'un intervalle de temps pour vous procurer ®le nécessaire, vous ne soyez pas exposé, par ce délai ^même, à souffrir une détresse excessive. '^ À l'égard de Jean d'Artiaga, je désire apprendre de vous où il est, et s'il sert Dieu fidèlement. Je crains infiniment qu'il ne persévère pas dans le service de Dieu, par l'effet de son inconstance, qui vous est bien connue.
Le Père qui est avec moi, et moi-même, sommes en parfaite santé.
Dites de ma part au jeune Mathieu qu'il continue à se bien conduire : qu'il prononce à haute voix, dans la réunion du catéchisme, la leçon que vous lui aurez enseignée, et qu'il l'articule très-purement : lorsque j'irai vous trouver, je lui veux porter un l|ger présent qui, je le sais, doit lui faire un très-grand plaisir. - '
'P Écrivez-moi si les enfants accourent avec empressement pour réciter ensemble les prières aux heures indiquées, et