LIVRE II. —LETTRE DOUZIÈME
tiens savent par cœur; mais vous aurez soin, et vous le leur recommanderez vivement, qu'ils renouvellent souvent ces prières dans leurs maisons, principalement le matin et le soir. Vous ne manquerez pas de baptiser ceux qui n'ont point encore été régénérés dans les eaux du salut, les adultes aussi bien que les enfants. Au milieu de vos travaux, afin de ne point vous complaire dans les fruits qui seront opérés par vos mains, vous considérerez en vousmême que si le moulin a broyé de bon froment, toute la gloire en revient uniquement au suprême Ouvrier, le' Maître du monde, qui fait couler l'eau pour mettre en mouvement la meule, et qui communique l'impulsion et la puissance à toute la machine.
Que Dieu Notre-Seigneur vous dirige de sa main et vous fortifie de sa grâce !
Adieu. De Manapare, le 8 avril 15i^.
Votre frère plein d'amour en Jésus-Clu-ist ,
. François.
A François de Alancias.
Mon très-cher frère en J.-C,
J'éprouve un ardent désir de vous voir, et j'ai sujet d'espérer que Dieu dans sa miséricorde exaucera bientôt ce désii\ En attendant, aucun jour ne se passe pour moi sans que je vous voie en esprit. Je ne doute point que pour vous il n'en soit de même, et qu'ainsi nous ne cessions jamais d'être présents l'un à l'autre. Je vous en prie, au nom de votre amour pour Dieu, écrivez-moi sur vous, sur tous les chrétiens, sur votre santé, sur vos affaires et tout ce qui vous regarde. Je veux que vous m'instruisiez de toutes choses minutieuseiiaent et avec précision.
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