‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 170 sur 759 · LIVRE IL — LETTRE QUATORZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE IL — LETTRE QUATORZIÈME

Le P. François Coellio (1) vous fait passer deux lîùrasols.

Devant si prochainement m'entretenir avec vous oralement, je n'ajouterai rien à cette lettre, si ce n'est mes vœux ordinaires : que Dieu, Notre-Seigneur, daigne nous assister de sa grâce, afin qu'ainsi nous le puissions servir fidèlement!

Adieu. — De Nara.

Ce premier mai 15ZiZi.

Votre frère très-afTectionné en J.-C. j,

François.

A François de Mandas.

Mon très-cher frère en J.-C. ,

Dieu pour qui rien n'est caché , sait combien je serais plus heureux de passer quelques jours auprès de vous, que de demeurer pendant le même temps à ïutucurin. Mais ce délai m'est nécessaire, afin d'apaiser certains différends d'une nature inquiétante, et qui mettraient ces populations dans un grand péril; il convient donc que vous, ainsi que moi, nous fassions céder avec joie la consolation si désirée de notre entrevue , à l'intérêt immense que fait espérer l'affermissement de cette paix pour le service de Dieu ; et nous devons nous féliciter d'être, non pas où nous pourrions le désirer, mais où nous réclame la très-sainte volonté de Dieu Notre-Seigneur , le bien de son royaume, et l'intérêt de sa plus grande gloire.

(1) François Coellio était un prêtre séculier que le Saint employa souvent pour l'aider dans ses œuvres apostoliques, et qui, dans la suite, remplaça Mancias dans sa mission.

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