‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 215 sur 759 · LIVBE III. — LETTRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVBE III. — LETTRE DEUXIÈME

gnèur, de lui accorder en cette vie la grâce de toujours

penser et de toujours agir, comme elle doit désirer à l'heure

de la mort de l'avoir toujours fait

Cochin , le 8 février 1545. [ ■

Le serviteur de votre majesté.

François.

Au R. P. Ignace de Loyola, général de la Compagnie de Jésus,

à Rome.

Que la grâce , etc.

Je vous prie et je vous conjure au nom de Dieu, si vous voulez posséder l'affection de tous les amis du collège de Sainte-Foi, et surtout du gouverneur, le plus dévoué de tous, je vousprie, s'il est possible, de nous faire parvenir les diplômes du souverain pontife, qu'ils vous ont prié de leur faire obtenir , afin que l'autel principal de ce collège soit privilégié par la délivrance d'une âme du purgatoire, toutes les fois que le Saint-Sacrifice y sera célébré pour'un défunt , avec la condition que je vous ai exprimée, il y a deux ans, au nom du gouverneur. Nous attendons de même les autres grâces, au sujet desquelles je vous ai écrit par les ordres de ce seigneur.

Les sujets qui, après l'épreuve régulière des exercices spirituels, et quelques mois passés dans les offices les plus humbles et les plus humiliants , ne seront point jugés capables d'entendre les confessions, d'exercer la prédication , et de remplir les différents ministères de la Compagnie, nous seraient ici grandement utiles, s'ils unissaient les vertus intérieures à la vigueur du tempérament. En effet , dans ces pays infidèles, la science n'est nullement nécessaire. Il suffit de n'être pas entièrement étranger aux lettres , et de pouvoir enseigner aux enfants et aux ignorants les prinGipales prières de l'Eglise, et, dans la visite 4K

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