LIVRE m. —LETTRE TROISIÈME
Et '-S,
ne se perdent, et que, de même que vos lettres me man-^ quent, vous ne manquiez aussi des miennes. Deux membres de la Compagnie devaient cette année arriver aux Indes, mais leur navire n'a point encore touché Goa. Sera-t-il retourné en Portugal, ou aura-t-il passé l'I^iver à Mo-' zambique, comme le font souvent les navires portugais ^ Je l'ignore entièrement. ^
Je désire être informé si notre vieU ami chemine encore sur une mule. S'il en est ainsi, comme au temps de mon départ , il doit être bien infirme, pour n'avoir point, avec tant de médecins et de remèdes, recouvré l'usage de ses membres. ^ v'^' ^
Je n'ai point d'autres nouvelles à vous apprendre, et je vous conjure seulement de nous envoyer un grand nombre de sujets, pour remédier à la pénurie extrême d'ouvriers.
Je prie Dieu, si nous ne devons jamais nous revoir en cette vie, de permettre que nous nous retrouvions enfin réunis, dans la vie bienheureuse, au milieu d'une plus grande paix qu'ici-bas.
Février 1545. Gochin.
A Sfe Simon Rodrignez.
Je vous adresse ouverte la lettre que j'écris à Rome, afin que vous la lisiez d'abord, et qu'ayant pris connaissance de l'état des affaires dans les Indes, vous apportiez une grande soUicitude à nous faire envoyer, tous les ans, le plus grand nombre d'ouvriers évangéliques qu'U vous sera possible. Car , si grand que soit leur nombre, ils trouveront abondamment ici de quoi s'occuperglorieusemenlpour le service de Dieu. En ce qui regarde votre propre départ pour ees contrées, si je pouvais avoir la confiance ique les forces du