LIVRE III. —* LETTRE SIXIÈME
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tinuelles. Je pense me diriger à la fin d'août vers Malacca. Les navires qui doivent s'y rendre attendent les vents favorables, qui s'élèvent d'ordinaire à cette époque de l'année. J'ai demandé au gouverneur des Indes un ordre de sa main pour le gouverneur de Malacca, afin qu'il mette à ma disposition un navire et les objets qui me seront nécessaires pour le voyage de Macassar. Je vous prie , au nom de votre amour envers Dieu, de veiller à la délivrance de cet ordre, et à son envoi parle porteur de la présente. Vous m'enverrez, en même temps, un petit bréviaire romain. ?^f^
Saluez affectueusement, en mon nom, Gosme Anes, notre excellent ami, qui nous est si profondément dévoué. Je ne lui écris point en particulier, parce que je désire que cette lettre vous soit commune à tous trois.
S'il arrive quelques membres de la Compagnie qui soient étrangers, et ignorants de la langue portugaise, il leur sera nécessaire de l'apprendre; autrement, personne ici ne pourrait les entendre.
Je vous écrirai de Malacca, pour vous rendre compté des conversions déjà faites , et de la disposition des infidèles, afin que vous preniez des mesm'es pom' nous envoyer des sujets capables d'étendre la foi chrétienne. Là maison qui s'appelle le séminaire de Sainte-Foi doit justifier son nom par ses œuvres. Je vous écrirai plus au long par les Patcmeises (1), qui mettront à là voilé au mois de juillet.
Que le Seigneur jStis-Christ nôiii tinisse dans sa félicité, car j'ignore si fiôus nous reverfôïis en cette tie.
De la tiHé ûe Saint-Thomas, le 8 mai 1545. .^:
Le dèrfiier dé vos frères.
PftANÇOiè.
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(1) Barc^es du pays,