‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 242 sur 759 · LIVRE m. — LETTRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE m. — LETTRE HUITIÈME

leur réponds à cette heure que deux d'entre eux doivent se rendre au cap Gomorin, pour assister le P. F. de Mancias que j'y ai laissé , avec trois prêtres indigènes, occupé de l'instruction des chrétiens de ce pays. J'invite le troisième à demeurer à Goa, pour enseigner les humanités aux élèves du collège de Sainte-Foi.

Le navire étant près de partir , je ne vous rappellerai pas ce que je vous ai écrit des Indes. Dans une année j'espère , si Dieu le permet, vous écrire longuement au sujet de Macassar.

Je ne vous adresse qu'une prière, ô mes frères bienaimés ! c'est que tous les ans il nous vienne un grand nombre de sujets de la Compagnie , car ce grand nombre est nécessaire; "et pour la conversion des païens, il n'est point besoin d'une grande science littéraire , mais d'un long exercice de vertu.

Je termine, en suppliant Dieu de nous découvrir sa volonté, et de nous accorder la force de l'accomplir.

De Malacca, 10 novembre 15/i5.

LETTRE Vin.

An P. Simon Rodriguex^ en Portugal.

Que la grâce etc.

Je vous prie et je vous conjure , par les entrailles de J.-C, d'envoyer ici de nombreux confrères: que ce soieut ou des prédicateurs, ou des sujets d'une vertu solidement éprouvée; car, en ces contrées, l'attrait du péché se présente à chaque heure. Ne seraient-ils point éminents par

à la ville de Goa, par une lettre héroïque, offrant en gage le corps de son fils, et, à défaut de ce corps, décomposé par l'effet des blessures, les poils de sa propre barbe ; au retour de ses campagnes, il reçut à Goa les honneurs du triomphe : enfin, au bout de toute sa gloire, il mourut avec de grands sentiments de piété, dans les bras de saint François Xavier, au mois de juin 1548.

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