CHAPITRE TROISIÈME (15Û5). Iè* :l
C'était alors la clef du commerce, entre le royaume de Narsingue ou de Bisiiagar, duquel dépendait toute la côte de Cordmandèl, et les pays étrangers, et sa prospérité, se développant par les tèlcitidlis des Portugais et avec la bénédiction divine, èflfit bientôt l'une âes cités les plus considérables de l'Orient {Lettres, I, 71 et note, i85 et note). Le Saint, dans ses lettres, donne des détails remplis d'intérêt sur la prédication de saint Thomas, sur sa mémoire et soU culte, et nous devons lui laisser les prémices de ce récit, i^e nous nou^ bornerons à compléter par des notes.
Les chrétiens de Saint-Thoitias , débris spirituels de l'église fondée par cet apôtre j accueillirent Xavier avec une joie singulière. Ils avaient conservé diverses traditions touchant l'auteur de leur foi. Le jour de l'octave de Pâques, c' est -a-dire le dimâiithe où l'Église fait la mémoire de l'apparition du Seigneur parmi les autres apôtres et raconte l'hésitation de Thomas, ils célébraiéîrt la fête de ce saint ; ils chantaient dans leurs offices ses miracles , soii martyre et sa sainte sépulture (1). Leur tôuchaiit empress'einéïit à accueillir Xavier reçut sa récompense; par les grâces précieuses qu'il leur obtint de Dieu, et qui furent accompagnées des prosp'érités temporelles les plus éclatantes.
Gaspard Coélho, vicaire de Méliapour, s'empressa d'offrir au P. Xavier l'hospitalité dans sa ptopre demeure, et la ville n'ayant point d'hôpital, le Saint accepta ces offres. Cette maison , contiguë à l'église, lui perinettait de s'y rendre la nuit , afin d'aller consulter Dieu sur les voies futures de son apostolat. .
Durant ses veilles au tombeau de saint Thomas, Xavier éj)r6uta dés tentations extraordinaires, et l'on rapporte qii'il invoquait souvent le secours de la vierge Marie contre les attardes de l'ennemi des hommes.
•^'étaient des fantômes nouveaux renaissant à toute hè^ë p6ur troubler les contemplations du Père : souvent même' ce§ forthès diaboliques, par la permission divine, lui livraient les |)lus rudes combats ; souvent on entendait les coups dont il était meurtri, et sa personne endolorie en conservait des traces, à ce point qà^ fut une fois obligé de demeurer deux jours dans son lit. Mais Blèii
(1) Les miracles sont plus nécessaires, et aussi plus fréquents, dans les contrées infidèles. On raconte, au sujet de la croix qui fut trouvée sur le lieu du martyr dé saint Thoïnas, les plus éclatants prodiges ( F. Lucena, t. I, p. 322 à S40).
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VIE DE SAINT FRANÇOIS -XAVIER