‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 293 sur 759 · LIVRE IV. —LETTRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE IV. —LETTRE SIXIÈME

chez les peuples éloignés ; toutes ces grâces, je vous les ai demandées les années précédentes. Au sujet du carême , l'expérience m'a convaincu qu'il était réellement superflu de rien modifier. Les Portugais sont tellement disséminés dans toute l'étendue des Indes, que si l'on considère l'avantage universel, aucun changement n'est nécessaire. En effet, l'hiver ne règne pas à la même époque dans toutes les villes et les résidences des Portugais. Prenant donc conseil du bien général, je trouve préférable que rien ne soit innové, quoique je rencontre encore des avis opposés.

-Jusqu'à cette heure je n'ai point déterminé si j'irai au Japon l'année prochaine, avec un ou deux confrères, ou si j'y enverrai devant moi deux membres de la Compagnie ; mais je suis résolu soit d'y aller , soit d'y envoyer. Dans l'état présent, mon esprit incline au départ, pour moimême. Je prie Dieu de me faire clairement connaître ce q^ lui sera le plus agréable.

' Des trois confrères qui sont allés aux MoluqueS , j'ai jugé convenable d'en choisir un pour être le supérieur des autres. J'ai désigné Jean de Beira , à qui les autres obéi- :Tont comme à vous. Ses confrères s'en sont vivement réjouis. J'ai l'intention d'agir de même au cap Gomorin et dans les autres lieux où résident ensemble plusieurs de nos frères. ' ^ , %i'Ë^^ '

Veuillez invoquer dans vos prières et faire invoquer dans celles de vos amis le secours du ciel pour nous qui vivons au milieu de l'infidélité. Afin de vous y intéresser davantage , je prie Dieu tout-puissant de vous montrer , par sa lumière, combien j'ai besoin de votre assistance et de vos suffrages.

Cochin, 20 janvier 1548. v^*.

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