‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 408 sur 759 · LIVRE V. — LETTRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE V. — LETTRE SIXIÈME

exhortations : promettez aussi d'aller vous asseoir à leur table, si vous y êtes invité, à la condition qu'eux-mêmes se prépareront d'après votre invitation, à faire la confession de leurs péchés, et à venir s'asseoir au banquet Eucharistique (1). Vous devez aussi ne pas refuser , aûn de ne pas offenser l'amitié des personnes, de légers présents d'aliments en nature; mais après les avoir reçus, vous devez aussitôt les remettre aux malades dans l'hôpital , aux détenus dans la prison, ou à d'autres indigents. Le peuple qui en sera témoin , approuvera et louera cet usage des dons que vous aurez reçus, et yôtis absoudra de tout soupçon de vie délicate, ou de pensées intéressées.

Pour le choix de votre demeure, à votre arrivée à Ormuz, vous prendrez sagement conseil des circonstances, et vous déciderez en connaissance de cause, si vous aurez votre résidence dans l'hospice public, dans la maison des Confrères de la Miséricorde, ou dans une petite habitation voisine de l'église, selon ce qui vous semblera préférable.

S'il arrive que je vous appelle au Japon, vous écrirez à l'heure même au recteur de Goa, par deux ou trois occasions différentes , vous servant des navires qui font voile d'Ormuz pour Goa : vous prierez le recteur de choisir quelqu'un de nos frères pour assister et consoler les habitants de cette ville, et de faire partir au plus tôt ce successeur qui vous sera donné. , ■ ' ^

Enfin et souverainement, je vous recommande avec les plus vives instances votre propre personne (2) : ne perdez jamais de vue que vous êtes un membre de la Compagnie de Jésus. Dans les occasions spéciales qui s'offriront à vous d'accomplir vos œuvres , l'expérience des choses et^otre

(1) Tursellin. Cette conduite aura pour efl'et de les faire désister, à l'avenir, de prévenances devenues sans objet, ou, ce qui est le plus désirable , de leur faire embrasser une vie plus régulière, sous votre conduite et votre direction. "'., '^^-^^^

(2) Tursellin. Je termine par où j'ai commencé : occupez-vous de la guérison d'autrui, mon bien cher Gaspard, en continuant à pourvoir, avec un zèle infatijgable, à votre propre perfection et à votre salut.

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