‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 416 sur 759 · LIVRE V · texte numérisé non relu

LIVRE V

LETTRE HUITIÈME

lïion et de leur consentement; néanmoins, si quelques-uns d'entre eux, par de graves motifs, venaient vers vous sans y être appelés, je vous ordonne de lesaccueillir avec bonté et de les traiter avec une charité parfaite ; enfin de leur témoigner une sollicitude infinie , soit qu'ils aient besoin de remèdes ou de soulagement dans leurs corps ; ou que leur esprit éprouvé par la souffrance les ait fait venir, soit de leur propre mouvement, et dans l'appréhension d'un péril spirituel, ou d'après les conseils ou les ordres de leurs confrères, émus à leur égard d'un charitable intérêt ; que, dis-je, ils soient venus chercher la médecine spirituelle, les exercices de la pénitence, une correction salutaire, ou la retraite ascétique de quelques jours ; vous leur prodiguerez tous ces bons offices, et vous veillerez avec une charité toute paternelle à ce qu'ils ne périssent point et à ce qu'ils n'éprouvent aucun dommage en leur âme.

Observez scrupuleusement tous ces conseils, je vous en prie très-instamment, ô Paul, mon bien-aimé frère !

Avrm549.

Tout entier à vous.

François.

LETTRE VIII

Aux Pères et Frères dn collège de Coïnibre (l).

Je vous ai longuement écrit, au mois de janvier de l'année dernière, et j'ai la confiance que nos frères répandus de tous côtés sur la surface des Indes vous auront de même écrit de leurs différentes résidences, ainsi que j'en

(1) Le Saint écrivit deux lettres presque identiques sous la même date. La première était adressée aux Pères de la maison professe à Rome : la seconde, que nous traduisons ici, contenait les mêmes faits, dans une forme un peu plus étendue. Nous donnons, en notes, les difterencr s.

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