‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 438 sur 759 · LIVRE V. — LETTRE DIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE V. — LETTRE DIXIÈME

pour lesquelles , en mon absence, vos soins seront trèsnécessaires.

, J'ai écrit, il y a déjà longtemps, à sa majesté, à l'égard de madame Isabelle (1) , qui a été reine des Moluques ; elle était mère du souverain qui régnait avant celui-ci. Cette dame a embrassé la religion chrétienne par mon ministère, lorsque j'étais dans ce pays.

J'ai écrit également au sujet de Balthazar Velozo, allié très-proche du roi des Moluques, car il en est le beaufrère. Ce personnage est rempli d'affection pour notre Compagnie et s'emploie, avec un grand zèle et de la manière la plus efficace, à la conversion des infidèles à J.-C. ' - '

Je dois espérer que sa majesté daignera me répondre sur ces deux points : et je crois pouvoir présumer que des lettres patentes, écrites au nom de sa majesté, et que j'ai sollicitées dans l'intérêt de ces deux personnes, qui ont si bien mérité delà religion, viendront dans les lettres à mon adresse. Si mon espérance n'est point vaine, je vous prie et je vous conjure d'adresser ces lettres-patentes par le navire du roi qui partira, dans le mois d'avril, de Goa pour les Moluques, et de les recommander d'une manière toute spéciale à nos Frères des Moluques. Si les lettres du roi sont muettes sur ces deux affaires, et que dans le paquet il ne se trouve aucun diplôme concernant ces deux personnes, ou l'une au moins d'entre elles; alors, et je vous en prie, Père Paul et Père Antonio, rendez-vous auprès du seigneur gouverneur et conjurez-le très-vivement de faire vérifier si, parmi les dépêches qui lui sont parvenues en dernier lieu, de la part de sa majesté, il ne se trouve point des ordres royaux pour l'acquittement de la pension de la

(t) Celte sainte princesse, qui s'appelait auparavant Néacliile Pocaragua, dut à notre Saint la grâce du baptême; elle fut dépouillée de ses domaines pour être restée fidèle à la foi, et passa le reste de ses jours dans une extrême pauvreté, bénissant jusqu'à la fin la miséricordieuse Providence qui lui avait donné la vie spirituelle avec l'absolu nécessaire pour la vie du corps.

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