LIVRE V* — LETTRE DIXIÈME
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je prie chacun de la considérer comme lui étant person- ■ nellement adressée. : - . \ >
Toutes vos lettres en général, ainsi que je l'ai dit ailleurs, doivent être envoyées à Malacca^ à François Pérez, it celui-ci me les fera parvenir directement au Japon.
En même temps que je le demande à vous-mêmes, souvenez-vous, de grâce, de faire en sorte que tous nos Pères et Frères recommandent constamment à Dieu, dans leurs Saints-Sacrifices et prières de chaque jour, aussi vivemeot que si c'était moi-même, le seigneur gouverneur de Malacca, dont les bienfaits infinis à notre égard et à l'égard de toute la Compagnie nous laissent absolument sans moyens de le récompenser^ si ce n'est par le concours empressé de nos prières, afin d'obtenir en sa faveur de la toutepuissance et de la souveraine bonté de Dieu les biens qui suppléeront au défaut de notre indigence et qui nous absoudront du vice d'ingratitude. ,. -
Toutes les lettres que vous recevrez de Lisbonne ^ de Ooïfflbreou de Rome, qui me seront adressées parle P. Simon ou par d'autres Pères de la Compagnie , vous savez déjà qu'elles doivent être envoyées à Malacca, par un navire faisant voile dans la direction de Banda: si ces lettres ne sont point arrivées à temps pour prendre cette voie, qu'on ne manque pas de les remettre au bâtiment léger de sa majesté, qui se rend à Ternate vers le mois d'avril; vous aurez soin de profiter de la même occasion pour informer, avec détails, nos Frères des Moluques, de tous les faits intéressants qui se seront passés en Europe et aux Indes.
Enfin, au sujet des lettres que vous trouverez dans le paquet venu d'Europe, revêtues du sceau de S. M. , je vous recommande spécialement d'en ouvrir les copies venant de première voie et de les lire : et de les fermer ensuite pour les envoyer à Malacca, selon que je l'ai dit. La raison qui me fait désirer de vous les faire lire, Pères Paul et AntonioV est que je présume qu'il y sera fait mention de deux affaires,