‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 440 sur 759 · LIVRE V.— LETTRE DIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE V.— LETTRE DIXIÈME

liiddëstie très-réelle, qui prend son origine dans l'anéantissement de l'âme et se fait jour naturellement par les signes extérieurs de l'humilité. Ces sentiments et ces dispositions envers les membres vénérables de ces glorieuses religions, je ne veux pas les savoir comme ensevelis dans vos âmes : donnez-leur issue par de fréquentes et respectueuses démarches ; recherchez même les occasions : efforcez-vous de mériter l'amitié de ces Pères par des procédés pleins de déférence et de respect; que le peuple en soit le témoin; et que si, dans d'autres heux, il surprend avec une curiosité maligne des prêtres qui rivalisent entre eux , il connaisse qu'il ne peut se promettre, ni de votre part ni à votre occasion , un spectacle de cette nature. Vous devez vous appliquer aussi à gagner les esprits du vulgaire, et en général de la population,tout entière, dans son intérêt même. C'est ainsi seulement que vous pourrez travailler d'une manière efficace au salut des âmes ; c'est une popularité non intéressée, une popularité sainte ; les voies et l'industrie qui vous y conduiront, seront de faire paraître en vos paroles, en vos actions, en vos moindres mouvements, dans toutes les circonstances de votre vie, une modestie pleine de réserve et un esprit qui se méprise luimême; enfin une charité vraiment fraternelle entre vous tous, qui étend son influence indistinctement à tous les étrangers , qui est pure et sans fard et toujours disposée à se manifester par des actes. .• *'

Ce que j'ai dit de l'amour envers tous nos Frères, c'est vous surtout, Père Paul qui présidez à la maison de Goa, qui devez le considérer comme écrit pour vous ; trouvez bon encore que je vous conjure de ne rien omettre afin de vous rendre aimable à tous nos Frères que vous dirigez; et considérez qu'il est bien préférable d'en être aimé tendrement que d'en être obéi sur un signe. .,.j--.

Ce qui suit s'adresse à tous nos Frères : et dès à présent, je les invite à se tenir préparés et remphs de zèle, attendant une parole de ma part; car si j'entrevois de plus belles

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espérances au Japon quchdans ces contrées^ j'en dois ap^' peter un grand nombre, en la terre Où là moisson est le plus abondante. • "

Je pressens dëjà que j'en appellerai bientôt quelquës-unsP: et nos autres Frères ne tarderont pas à les îsttivre, quanjÉÇ les premiers succès auront confirmé hos espérances. 5|

Appliquez-vous tous arec zèle â conseryer toujours là faveur du seigneur évêque, si vive à votre égard, et qui est le gage d'une inclination si profonde : je ne veux point que** vous vous contentiez' de: itji témoigner votre soumission^ par âe simples marques dé respect et par de stériles prbtestâfiions; vous irez au delà des témoignages de là véné-' raiSdn la plus humble, et aussi loin qu'il vous le permettra; s'il veut bien vous associer à ses travaux et se décharger sur, fi^fê" 6'une part quelconq^'dtt poids dont il est âfe^ câblé y é'est-à-dire de la sollicitude des églises, vous of-^ frire* avec joie vos épaules au fardeau, et vous 80ulagefèz*/i^ la tête vénérable de cet excellent Père, du suprême pasteuf^"*, de la religion chrétienne en ces contféifô; dans votre en- ' tière soumission à ses ordres de toute nature, dâ^ris lej)a^ fait accomplissement de ses intentions; sitôt qu'elles votît' ' seront révélées par les moindres signes, -le ne posé aucune limite à votre obéissance, si ce n'est la limite absolue de* vos efforts extréiies et de l'épuisement de vos facultés, -^i-

Je dois aussi vous faire part de mon ardent désir d'acquitter, dans la mesure de notre insuffisance, nos obligations infinies envers notre excellent et três^généreux soû-

vêrain, qui n'a jamais cessé detious ciomblef de ses grâces;' et envéfs tous les Portugais habitant les Indes ^ qui nôui-^ témoigiiént une âfïectiôû si profonde. Je reconnaiSj tn té^ rite, qu'il ne hous est donné de témoigner notre reconnais^' sânce, qu'en procurait îe' salut étemel de tous les Portugais, de ceux qui passent et de ceux qui résident, par le^^ pieui ministères de notre Institut, avec une persévérâhoe'. judicieuse et infatigable. Pour y réussir, le plus nécessaire « est d'avoir de b0fisï>rédi6ateurs, doîitje déplore la pénurie*

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