‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 441 sur 759 · LIVRE V. — LETTRE DIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE V. — LETTRE DIXIÈME

pEffiS un grand nombre de colomes portugaises , considérables par leur population, et qui éprouvent au plus haut point le besoin de cette assistance. Cette nécessité, nous î^voiis y pourvoir, sans parler du devoir dereconnais- "iianee, par le seul sentiment de la charité universehe. ■'Les places de Gochin et de Baçaïm souffrent plus que toutes les autres de cette détresse spirituelle. C'est ce qui m'oblige à vous commander, Père Antonio Gomez, en vertu de la sainte Obéissance , de disposer immédiatement en faveur de Baçaïm et de Gochin, de deux prédicateurs parmi :s^ -"^les Pères qui sont attendus de Portugal, quand même il n'en viendrait que deux seulement, et qu'il n'en devrait demeurer aucun pour votre collège de Goa ; car vous pouvez encore en remplir l'office, amsi que vous l'avez fait jusqu'à ce jour. Ayez soin de ne point apporter de retard à l'accomplissement de cet ordre. Outre que je l'ordonne après mûre délibération et par une résolution très-certaine, je me suis encore engagé vis-à-vis du seigneur évêque, à qui j'ai écrit que j'avais exprimé cet ordre, sans dispense et sans excuse. Que Dieu Notre-Seigneur, dans son infinie miséricorde, daigne faire pénétrer en nos âmes la connaissance évidente de sa très-sainte volonté; et qu'en même temps, il nous accorde les forces spirituelles nécessaires pour obéir à cette ?six^olonté, avec une perfection aussi grande que nous serions heureux, au moment de notre mort, de l'avoir réalisée! Je vous ai fait connaître, dans une lettre adressée de tGochin, combien il était nécessaire que l'on établît à Cou- . Man une maison de la Compagnie, où pourraient descendre ' '^.>Jà leur arrivée, et d'où pourraient se rendre en mission, nos * Pères qui dévouent leurs sueurs à la culture des chrétiens i%tte Comorin : un séminaire devrait y être annexé, et une "^^cole d'e enfin, dans cette

%^résidence pourraient être recueillis et soignés ceux de nos ouvriers qui, succombant sous le faix des immenses tra- ' „. vaux de cette mission, sententparfois défaillir leurs forces ' ^^5t tombent dans de skieuses maladies. Je vous en prie,

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