‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 456 sur 759 · LETTRE TREIZIÈME · texte numérisé non relu

LETTRE TREIZIÈME

qu'il conserve cecjid e^ acquis, qu'il fasse prospérer ce qui est heureusement commencé, qu'il consomme ce qui est fondé, en lui donnant l'accroissement; tout est pour l'honneur et la gloire de son sainj Nom, et pour l'extension du service de sa divine Majesté. ■ r -

Alphonse part pour les Moluques, où il fera seul ce que font ici ensemble Pérez et Oliveira. C'est à regret que je l'enlève à Malacca, car, d'après ce que j'ai dit plus haut, vous avez compris, j'en ai la confiance, combien ses travaux étaient nécessaires. Mais nous devons faue passer en premier ordre ce qui presse le plus : en même temps vous devez pourvoir au plus tôt, par un secours trèsvivement désiré, aux besoins de sa résidence. Envoyez-y saris retard un prêtre de nos Frères, consommé dans la décision des affaires de conscience, pour soulager au moins dans une partie de son fardeau, c'est-à-dire dans les confessions journalières, le P. François Pérez que tant d'affaires accablent; en vérité, de toutes les colonies portugaises des Indes, à peine il en est une qui, plus que Malacca, ait besoin d'excellents confesseurs. De toutes parts il s'y fait un infini concours d'Européens et d'Indiens, attirés par les affaires du commerce ; tous les premiers sans exception, et la plupart des seconds, professent la religion chrétienne; et ils ont besoin, en raison de la fragilité hmnaine, du remède de la Pénitence sacramentelle ; que s'ils n'ont point les ministres à leur portée, ils se trouveront dans un péril continuel et extrême pour le salut éternel de leurs âmes. Si donc, pendant cette année 1549, il arrive de Portugal quelques-uns de nos prêtres , il vous sera facile d'envoyer ici l'année suivante, c'est-à-dire en 1550, par le navire qui se rend en avril de Goa à Malacca, quelqu'un de vos Pères dont les nouveaux arrivés occuperont la place. Je dis au mois d'avril, quoique je n'ignore pas qu'il part un autre navire, au mois de septembre, pour la même traversée : mais je ne veux point qu'un supplément si nécessaire à cette viUe soit remis à la seconde expédition.

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