LIVRE VI. —LETTRE TROISIÈME
3e vous ordonne donc, en vertu de la sainte Obéissance et pour l'accroissement de vos mérites , à moins que la maladie n'arrêté l'un de vous , à vous maître Gaspard, à Balthasar Gago etàDiogo de Carvalho, de venir au Japon, où je vais me rendre avec l'assistance divine, et c'est à Méaco que vous me trouverez, je l'espère.
Vous, Balthasar Gago, et Diogo de Carvalho, vous obéirez, pendant la durée du voyage , à maître Gaspard, dans là prudence et l'humilité duquel je me repose, pour accomplir cette charge avec la sagesse et le zèle nécessaires.
Étant parfaitement convaincu, qu'à la vue de cette lettre, vous n'apporterez aucun retard à vous mettre en voyage pour Venir ici, ainsi que me le donne à penser la profonde connaissance que je possède de votre piété "et de la perfection de vos âmes , dévouées à l'obéissance au péril même de la vie, pour l'amour de Celui qui, le premier pour nous, s'est fait obéissant jusqu'à la mort , je n'ajouterai pas une parole au sujet de vous-mêmes et de votre voyage,- espérant que , conduits par Dieu , bientôt vous aborderez au Japon dans une santé parfaite.
(Écrit de ma propre main. )
Votre frère et votre ami le plus tendre en J.-C.
Cangoxima, 3 novembre I5h9.
François.
 la Compagnie à &oa.
Que la grâce, etc.
Si mon souvenir vous est aussi cher que le vôtre me l'est à moi-même, nous porterons plus légèrement Ifr poids de l'absence, et nous nous serons toujours présents par la pensée.
Je vous recommande, avec un intérêt que je ne saurais