‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 558 sur 759 · LIVRE VII. — LETTRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE VII. — LETTRE QUATRIÈME

la patrie céleste, nous qui pour son amour sommes ainsi séparés sur la terre! Et néanmoins peut-être nous devons nous revoir dans l'empire de la Chine î Priez ardemment, je vous en conjure, Dieu Notre-Seigneur, afm qu'il m'accorde la grâce d'ouvrir à d'autres les portes de cet empire, car par moi-même je ne suis qu'impuissance.

L'affaire de la côte de la Pêcherie, sur laquelle vous a écrit Henri Henriquez, cette affaire, dis-je, qui concerne le gouverneur, occupez-vous de la traiter avec sa majesté : elle est essentielle pour le bien de la religion.

De Cochin, le 30 janvier 1552.

François.

Au P. Paul de Camerino, de la Compagnie de Jésus.

Que la grâce, etc.

Père Paul, Manoël de Moralez et François Gonzalez partent d'ici pour se rendre auprès de vous. Dès leur arrivée, après avoir pris connaissance de cette lettre, vous irez trouver le seigneur Évêque en son palais épiscopal, et vous lui direz que vous lui rendez et que vous replacez sous son autôîitë le premier des deux, de qui la personne, à raison de son caractère sacerdotal, dépend directement de lui, et n'est plus dans les liens de l'obéissance d'aucune société religieuse : en effet, je l'ai, comme je vous en ai informé dans une autre lettre, régulièrement délié de ses vœux et rendu indépendant de la Compagnie ; ce sujet , doué d'ailleurs de talents éminents pour les fonctions ecclésiastiques, pourra se rendre utile au gré du seigneur évêque, et ce de plein droit, du moment que la Compagnie de Jésus, l'ayant exclu de son sein , le remet à l'Évêque pour être entièrement sous son autorité. Ensuite vous déclarerez à

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