‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 557 sur 759 · LIVRE VII. — LETTRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE VII. — LETTRE TROISIÈME

blés des consolations divines les plus abondantes , slls supportent vaillamment les épreuves et les travaux : le secours et la grâce de Dieu dont ils se verront fortifiés avec plénitude, leur donneront la victoire sur l'éternel ennemi.

Je vous prie de nouveau, mon bien-aimé Frère, de choisir les sujets de la Compagnie que vous nous adresserez dans les Indes, tels que, même en petit nombre, ils y puissent rendre d'éminents services. Il existe à celte heure en Europe un si grand nombre de maisons de la Compagnie, que l'on pourrait, dans chacune d'elles, faire choix annuellement de deux sujets doués des talents naturels du prédicatem% et qui dussent rendre au prochain des services plus grands encore par leurs exemples que par leur science. L'Inde, en effet, est le pays du monde où de tels ouvriers sont le plus nécessaires.

Vous recommanderez également aux Pères qui devront venir, de n'admettre personne, dans la Société, parmi les compagnons de leur voyage. Que si l'on devait recevoir quelques sujets dans les Indes, afin de le s appliquer ensuite aux humanités, sans doute ce ne devrait être que ceux qui posséderaient déjà de solides fondements de science et de vertu, et qui ne nous arriveraient que pour terminer leurs études. Vous renvoyez en effet de vos collèges d'Europe un grand nombre de sujets, que nous aimerions mieux nous voir envoyés que de penser qu'on en admet ici dans la Compagnie, qui ne savent que les éléments des lettres...;'

Combien il serait préférable que nul ne vint du Portugal aux Indes avant d'avoii' achevé le cours de ses études, et qu'aux Indes nul ne fût admis dans la Compagnie , si ce n'est les sujets nécessaires pour les ministères domestiques! En effet ici, l'ordre des études s'accomplit lentement : ceux qui s'instruisent ont à franchir un intervalle de plusieurs années rempli de difficultés , avant d'être en état de parler en chaire , d'entendre les confessions, d'être utiles à la Compagnie et aux habitants du pays.

0 mon bien-aimé Simon ! que Dieu nous réunisse dans

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