LIVRE VII. — LETTRE CINQUIEME
fiance, j'ordonne que cette maison de Baçaïm soit sous vos ordres, et je commande par autorité que vous preniez la charge du gouvernement de toute cette famille, du recouvrement et de l'administration des revenus , attribués à cette maison pour la subsistance des Confrères répandus en différentes places : je commande que dès le jour où vous aurez pris régulièrement possession de cette supériorité que je vous confère, non-seulement tous les Frères et Pères qui résident à Baçaïm vous reconnaissent pour supérieur et vous obéissent en cette qualité sur le plus léger signe de votre part, mais aussi que tous les Conirères qui pourront par occasion se rencontrer en cette place , en se rendant à Diu ou dans d'autres résidences , demeurent sous votre obéissance pendant la durée de leur séjour, à moins que moi-même, — et vous le connaîtriez par un écrit de ma main, — ouïe recteur de la maison de Sainte-Foi de Goa, — auquel, durant mon absence, vous rendrez la même obéissance qu'à notre P. Ignace, — ne l'ayons exempté de votre autorité. : -
Ainsi je détermine par un mûr conseil de mon esprit : et comme garantie de cette volonté de ma part , je signe cet écrit de ma propre main. ■
A Goa, dans le collège de Saint-Paul, le 29 février 1552.
François.
Ici j'ajouterai les conseils et les ordres que je désire vivement que vous observiez dans votre charge.
Je commencerai par le soin des revenus, dont le roi luimême ou, en son nom, les gouverneurs des Indes ont généreusement accordé la perception à la Compagnie, non-seulement pour le service des Confrères qui vivent à Baçaïm, mais pour les besoins de ceux qui habitent en cette maison de Goa et dans les résidences qui en dépendent. A cet égard je désire d'abord que vous vous entendiez soigneusement avec notre F. Melchior Gonzalez, qui depuis longtemps, se trouvait chargé de recueillir et d'administrer
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