‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 571 sur 759 · LIVRE VIL— LETTRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE VIL— LETTRE SIXIÈME

Vicaire -épiscopal, ainsi qu'avec les autres prêtres; si vous êtes respectueux à leur égard, et si eux-mêmes à leur tour vous témoignent de l'affection; enfin si le peuple vous accorde sa faveur, et dans quelle mesure ; s'il ne s'y mêle, pour la troubler, aucune rumeur fâcheuse, aucune plainte à votre sujet. \ V, ; . ^ -

Vous enverrez vos lettres à Goa. Je dois, il est vrai, partir dans vingtjours; mais je laisserai la recommandation, aux Pères de ce collège , de me faire parvenir vos lettres en Chine où je vais me rendre. Je les y attendrai avec le vif désir de les recevoir, et d'y lire les nouvelles que j'espère de votre part et qui me combleront de joie.

Les affaires du Japon, avec la grâce de Dieu, prospèrent merveilleusement. Le P. Cosme de Torrez et Joam Fernandez y sont demeurés et s'y consacrent à la culture des nombreux indigènes qui ont embrassé la rehgion de J.-C, et de ceux qui l'embrassent tous les jours. Tous les deux possèdent la langue du pays , et par un usage assidu d'un instrument aussi nécessaire , ils se voient en état de recueillir des fruits très-précieux. Cette année plusieurs de nos Frères doivent se rendre au Japon afin de les seconder et de prendre part à leurs œuvres si immenses que je ne puis les exprimer dans une lettre ; car elles surpassent dans une mesure incomparable tous les travaux, si merveilleux qu'ils soient, qu'accomplissent en ces contrées les autres membres de la Compagnie.

Je vous fais part de ces nouvelles , afin que votre zèle s'apphque incessamment à leur obtenir l'assistance divine, dans vos Sacrifices de chaque jour et dans vos prières continuelles.

Lorsque vous aurez l'occasion d'écrire à ce collège de Goa, n'oubliez pas de joindre au paquet de vos lettres une lettre adressée par vous au seigneur évêque, contenant en peu de paroles les témoignages les plus sensibles de votre vénération la plus humble, et de votre parfaite obéissance. Vous lui devez ces sentiments, parce qu'il

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