LIVRE VII. — LETTRE DIXIÈME
de ces mêmes personnes à l'égard de la religion , et vous montrerez vos lettres à ces personnes, si vous le jugez convenable. Vous demanderez surtout à S. M. qu'elle daigne exprimer sa satisfaction de leur manière d'agir en notre faveur et dans l'intérêt de la religion : et que , dans ses lettres, elle daigne elle-même rendre justice à leur zèle et leur attribuer selon Dieu tout le mérite du succès. Vous n'écrirez jamais au roi, si ce n'est des affaires relatives à la religion et à la conversion des infidèles; car, touchant les autres affaires, il sera mieux d'en écrire à nos Confrères de Portugal. Afin d'éviter de scandaliser personne, je vous engage à ne point recueillir par vous-même, et à ne faire recueillir par aucun membre de la Compagnie, les redevances attribuées au collège et aux néophytes, si la chose se peut, mais de préférence par un étranger capable de ce soin. Et il doit être aisé , je pense, de rencontrer un agent qui soit riche de lui-même, qui ne fasse point d'opération qui compromette notre bien, et qui ne fasse pas souffrir les personnes pauvres par des exigences excessives; vous choisirez une personne que vous aurez préparée d'avance par la méditation des vérités sacrées et que vous aurez amenée à la fréquentation des saints mystères, et alors vous lui confierez cet office avec son plein assentiment.
Que Dieu, dans son infinie bonté, nous réunisse au ciel !
De Goa, 3 avril 1552.
François.
Au p. Melchtor IVuncz^ de la Compagnie de Jésii», à Raçaïni.
Que la grâce, etc. , ^
Une personne qui porte le même prénom que vous, Melchior Gonzalez, m'a remis votre lettre, que j'ai lue avec un