‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 593 sur 759 · I. —LETTRE DOUZIEME · texte numérisé non relu

I. —LETTRE DOUZIEME

ne le sont envers vous. Entièrement prévenu de cette pensée salutaire, vous ne les dédaignerez jamais, mais vous les aimerez du fond de votre âme et vous les vénérerez, vous estimant au-dessous d'eux, au grand avantage de votre âme. .^r r , : - *

(Avril 1552) (1).

Votre frère en J.-G. ^^^^^^^

François.

Au P. Gaespard Barzée, de la Compagnie de JéHus.

Au nom de N.-S. J.-C. Amen.

Moi François, indigne supérieur de la Compagnie de Jésus dans ces contrées des Indes (2), confiant, maître Gaspard, dans votre humilité, votre vertu, votre prudence et les autres qualités qui vous ont rendu pleinement capable de diriger les autres, je vous commande, en vertu de la sainte Obéissance, de prendre en main le gouvernement de ce collège de Sainte-Foi de Goa, et d'être à sa tête avec le titre et l'autorité de recteur. J'ordonne également que tous les Pères et Frères portugais de la Compagnie de Jésus soient soumis à votre autorité, ceux qui résident en deçà du cap de Bonne-Espérance depuis ce cap jusqu'à Malacca, aux

(1) Cette lettre, d'après l'édition de Bologne, paraît avoir précédé les trois lettres qui investissent le P. Gaspard Barzée de la charge de recteur du collège de Goa. Quoiqu'elle ne porte aucune date, nous avons cru pouvoir indiquer celle d'avril 1552.

(2) C'est en 1 549 que saint Ignace avait créé notre saint Provincial des Indes. Le P. Simon Rodriguez, désigné en 1546 comme Provincial pour le Portugal et ses domaines d'outre-mer, n'est plus en 1 550 que Provincial pour le Portugal et ses domaines d'outre-raer en deçà des Indes. Mais on ignore la date exacte de la création de la province des Indes, et l'on ne possède pas la lettre d'Institution.

LIVilE Vli. — LÈTÎiiE DQCZlÈME.

Mbliiijiiès et M. Japën, et siii* iëfe Tés pbmtë de ces cdfi- Ifëés. iîë inêtiiè ceux qui pltts tâî*d arriveront, dé Portugal où de toute autre partie de l'Ëtii-ope, en ces provinces et 1-Bsi(lëîices delà Cbiripàghié qui soiit dâii^ le ressort dé iilOn administration, je veux que tous soient dépendàhts de votre autorité; à moins que notre P. Igfaace ri' ait désigné nominativement un sujet pour être rebteur de ce Collège de ijroà; car je l'en ai précédemment prié dans mes lettres, en lui en exposant les raisons étendues, et je lui ai demandé de nous envoyer une personne consommée par son expérience, et qui possède sa confiance particulière, pour être à la tête de ce collège et diriger tous nos Confrères des résidences et des missions qui s'y rattachent. Si donc un meml3rë de la Compagnie, porteur de l'ordre régulier et en forme de notre P. Ignace , ou d'un autre supérieur général de la Compagnie de Jésus, artive â boa pour prendre eh ihàih lé gollverheriieht et l'admiliiitration de cette ihaison et dés ëtàblissehients qui en dëperident, je vous cOhihiahde, en vértii de la sainte Obéisâàribë, et je vous eh laissé ici l'ordre absolu par écrit, de rësighér à l'hëUi-e hiêhië entre les mains de ce Père, et de ihi remettre sfttià iàhctin retard, la directioh de cie collège de Gbâ et de ses dépendances, et de lui demeurer southis et obéissant eh toutes choses.

S'il arrivait dû Pdilugàl Un Père qui se prësëritât comme IHvësti de Cette chaîne, sàhs ëh mbhtrer les lettres régUlîëtëniëht signées de notre P. Ignace, oii d'Uh autre supérieur général actuel de la Compagnie de Jésus, je vous défends dé le reconnaître comme recteur et de faire passer en sa personne l'administration que je vous ai Confiée. Si cependant il paraissait apte au gouvernement, et si vous aviez besoin d'assistance, vous pourriez lui déléguer vos fonctions , et lui eh confier les pouvoirs à titre de vicaire, vous réservant de le révoquer par une seule parole , retenant toujours intacts votre droit et votre autorité de supérieur, à laquelle lui-même, alors qu'il présidera aux àUtrés

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