LIVRE VIL— LETTRE VINGT-ET-UNIÈME
n la voile et pris la haute mer , même si jusque-là Antonio Gomez est demeuré constamment dans la résidence de Diu, vous ouvrirez la seconde lettre, que je laisse également cachetée, et vous lui en enverrez de même la copie; vous ferez voir l'original au seigneur évêque , et vous le prierez de vouloir bien certifier la conformité de la copie avec l'original : avec cette garantie d'authenticité donnée par le seigneur évêque , vous adresserez la copie à Gomez , et vous prierez en môme temps le seigneur évêque de daigner à l'avenir correspondre avec lui comme avec son subordonné , et de lui commander de son autorité personnelle d'aller ou d'agir selon qu'il en aura décidé lui-même : toutefois il serait préférable, à mon sens, qu'il lui fût permis de demeurer dans la ville de Diu. ,
Si André Carvalho, à qui, pour de justes raisons, j'ai donné l'ordre de retourner en Portugal, avait de propos délibéré manqué l'occasion du départ des navires, et les avait laissé mettre à la voile sans lui : je vous ordonne de l'exclure immédiatement de la Compagnie, et vous ne souffrirez par aucun motif, je vous le défends formellement, qu'il soit élevé aux saints Ordres du Diaconat et du Sacerdoce dans les Indes , alors même que le seigneur évêque se rendrait cette année à Cochin. Que si le même André Carvalho, contrairement à ma défense, venait à Goa, vous ne le recevrez point dans le collège, car il ne sera plus des nôtres : en effet, si, contre ma volonté formellement exprimée, il vient à Goa, j'entends dès à présent qu'il soit exclu de la Compagnie. Vous le lui signifierez dans les formes, et vous lui déclarerez qu'il est indépendant dès cette heure. En même temps vous prierez en mon nom, avec les plus vives instances , le seigneur évêque de ne point l'admettre au Diaconat et au Sacerdoce.
(Avril 1552.)
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