‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 658 sur 759 · LIVRE VII. — LETTRE VINGT-DETJXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE VII. — LETTRE VINGT-DETJXIÈME

de cas, les droits très-évidents du collège deviennent sans effet, en présence d'une injuste violence et d'un refus téméraire de donner satisfaction. Vous devez donc agir et vous employer auprès des personnes de qui j'ai parlé, et provoquer de leur part des mesures efficaces afin de remédier à ces abus.

lï me paraîtrait essentiel , — vous considérerez s'il en : Mè ainsi, — que l'on proclamât, en la forme solennelle ordinaire, une meiiace d'aiiathème, après avoir obtenu des lettrés à cet efïet de la part de l'autorité ecclésiastique, contre ibët individu qui refuserait d'acquitter les redetarifeès afférentes à ce collège, ou qui détiendrait en quelque manière lés biens qui en dépendent ; et cette menace d'aïîâttièmè devrait être suivie d'effet, si, dans un temps prescrit, 8h îi'avait point restitué Ce que l'on possède de mauvaise foi, et si l'on n'avait ainsi déchargé sa conscience d'tiù bien ravi par injustice et qui doit faire retour aux propriétaires légitimes. Néanmoins ces mesures et celles qui seraient de la même nature, qui pourraient être liial envisagées dans le peuple, telles que de faire arrêter et enfermer dans une prison les fermiers des revenus qui négligent d'ëcl^tilttér lëé payements légitimes, vous en confierez le sdîii à dëè ëtfangers : elles s'accompliront ainsi de la manière ta nioins défavorable pour la Compagnie.

tous les fonds et tout le trésor domestique doivent être dans vos mainâ et sous vos propres clefs : vous devez sèiil y verser et seul y puiser : seul vous disposerez , pouf lés férdettre aui përsoriries employées par vous, des sommes tiëcessàires àui dépenses que vous aurez jugées indispensables en fâveiir de nos Frères , de nos élèves et des ôtitriers évangelîques qui èxercerit au loin le miiiistère de l'âpoétolàt. Ces infortunés éprouvent souvèïit une déttesse excessive par la pénurie dès cboses les plus esseiitielléâ à la vie, et ce qui est le plus grave, ils sont obligés de délaisser de magnifiques œuvres , au souverain préjudice des âmes dont ils prenaient lé soin, et de succomber èii |irësence de

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