‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 659 sur 759 · LIVRE VIL — LETTRE YINGT-DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE VIL — LETTRE YINGT-DEUXIÈME

l'invincible nécessité, après avoir longtemps et vainement attendu les subsides qui leut étaient promis. Allez au-devant de pareils malheurs, par tinë juste et prudente attribùtïbii des revenus du collège, dont vous emploierez d'abord Une part, dinsi qu'il est raisonnable, pour les besoins de notre maison^ de nos Frères et nos hôtes étrangers à la Compagnie : vous ferez ensuite passer une part à nos Confrères qui, au cap Comorin et dans les îles du Moi"e, languissent dans la détresse la plus douloureuse ; à ceux qui résident aux Moluques et au Japon, afin de les aider à se procurer leur chétive subsistance : si nos Confrères sont privés de secours , ils seront obligés d'abandonner dé grandes œuvres sans les accomplir, et de sacrifier des espérances considérables , au grand dommage du royaume de Dieu. Je vous ai désigné ceux qui vivent en dehors des places portugaises et au milieu des indigènes, parce que leur condition est de beaucoup la plus rigoureuse. Ceux qui ont leur résidence dans les citadelles royales ou dans les autres places renfermant des colonies et un concours d'Européens, jamais on ne les laissera dépérir de misère, ni interrompre l'œuvre du salut des âmes par le manque de subsistance, malheurs dont ils se voient menacés dans les terres étrangères, au milieu de populations barbares, souvent hostiles et souvent misérables ; ils se voient exposés à périr parla faim, s'ils ne reçoivent des secours réguliers de la part de leurs Frères.

Avant toutes choses, je désire infiniment (jue vous apportiez tous vos soins à l'extinction des dettes coiitractées par le collège; car c'est aller contre le devoir que de retenir la propriété d'autrui, lorsqu'on peut la rendre; et c'est une de ces fautes qui offensent Dieu gravement et qui ternissent la conscience ; c'est en même temps l'occasion d'un scandale aux yeux du peuple. C'est pourquoi j'y réviens encore, et je veux que vous soyez pénétré de cette opinion, que vous devez consacrer toute votre industrie et tous vos efforts à l'accomplissement immédiat et zélé d'un

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