‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 662 sur 759 · LIVRE VII. — LETTRE VINGT-DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE VII. — LETTRE VINGT-DEUXIÈME

que si ces concessions se renouvellent souvent, ce ne soit l'occasion d'un préjudice grave pour votre famille religieuse. Examinez la question avec prudence : tenez mûrement conseil avec le procureur et les amis de votre maison, et résolvez ce qu'il sera le plus sage de faire. * -

Ce collège a quelques dettes , il a plus encore de créances. Je désire de vous que vous possédiez de mémoire les noms de vos créanciers et les sommes qui leur sont dues, et que vous fassiez une recherche pareille à l'égard ûe vos débiteurs : vous aurez soin de dresser les tableaux de ces deux catégories. Toutefois, il est évident que je vous permets d'être moins scrupuleux pour examiner les titres que vous possédez contre d'autres que pour reconnaître, et vous mettre en devoir d'acquitter au plus tôt ce que d'autres ont droit de vous réclamer. Je vous conseille donc d'y apporter tous vos soins et d'y employer un zèle infatigable. Vous pourrez surtout alléguer aux personnes qui solliciteraient vos dons : que vous avez des obligations, et que vous prenez à cœur d'en recouvrer les titres; que vous y devez employer tout ce qui vous demeure de fonds, après les dépenses inévitables d'une maison très-nombreuse; que rien enfin ne vous est laissé pour le distribuer selon vos volontés, entre ceux que vous voudriez favoriser et dont vous plaignez la misère ; en effet tout est épuisé par les aliments, les vêtements, les médicaments des Confrères de la maison et des hôtes , des enfants du séminaire et des malades de l'hôpital; sans parler des édifices d'une indispensable nécessité, et d'une infinité d'autres sources de dépense : et ce ne doit pas être un spécieux prétexte, une excuse imaginaire : vous devez réaliser vos paroles. Veillez nuit et jour, afin d'épargner ingénieusement sur la dépense des nécessités journalières ce que rigoureusement vous pouvez épargner, et acquittez ainsi vos obligations. Ici l'expérience devra vous enseigner l'économie : ce que l'usage vous aura fait paraître plus avantageux, vous aurez soin de le répéter ; et vous évite-

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