JUIN -DÉCEMBRE
LETTRE PREMIÈRE
A Diogo de Percira.
Que la grâce, etc.
Puisque la grandeur de mes offenses a été cause que Dieu n'a point voulu se servir de notre commune entremise pour l'expédition de Chine , toute la faute en doit être imputée à mes péchés : et il a fallu que leur nombre et leur malice fussent immenses, pour n'avoir point seulement été funestes à moi-même, mais à vous, à vos affaires, et à vos intérêts, que vous aviez engagés dans les préparatifs de votre ambassade. Toutefois, Dieu m'est témoin du zèle que j'apporte à son service et de mon dévouement envers vous : et si ce zèle et ce dévouement n'avaient été très-sincères. J'éprouverais à cette heure une douleur infiniment plus vive.
Je vais monter sur un navire , et j'y attendrai le temps ^u départ, afin de me soustraire à la vue de vos gens,