‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 680 sur 759 · LIVRE VIII. — LETTRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE VIII. — LETTRE DEUXIÈME

qui me viennent souvent visiter en pleurant, et qui se désolent de voir l'ambassade empêchée, ce qui les ruine entièrement. Que Dieu pardonne à celui sur qui pèse la responsabilité de tant et de si grands malheurs ! Je ne vous demande qu'une seule chose, c'est de ne point venir au-devant de moi, et de ne pas accroître ainsi ma douleur par la vue de votre désastre et de votre affliction. Néanmoins, j'ai la confiance que cet accident vous deviendra favorable ; car je ne doute point que le roi, à qui je l'ai demandé par une lettre, ne récompense dignement votre admirable zèle pour la rehgion de J.-G. J'ai cessé de penser à ce gouverneur, qui n'a point craint de s'opposer à un voyage qui devait être si avantageux pour l'extension de |a religion chrétienne. QueDieu pardonne à cet homme ! mais je gémis sur son sort, car il doit recevoir un châtiment plus sévère que jamais il n'eût pu le prévoir. Que Notre-Seigneur conserve votre santé, et qu'il dirige et accompagne mes efforts présents ! Amen.

Des habitations de Malacca, sur le point de monter sur votre navire. 25 juin 1552.

François, i-

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Que la grâce, etc.

Maître Gaspard, j'écris au seigneur evèque touchant une grave affaire, intéressant l'un de mes amis. Le nom de cet ami est Alvaro Gentile. Des raisons de devoir et de salut éternel ne lui permettent pas de différer de s'unii^ en légitime mariage avec une personne de qui il a eu des enfants par un commerce illégitime. Néanmoins il hésite

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