‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 712 sur 759 · LIVRE vm. — LETTRE TREIZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE vm. — LETTRE TREIZIÈME

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l'exhorler de tout votre pouvoir à passer dans l'Institut des religieux Franciscains ou Dominicains ;' et si vous l'y avez déterminé, tous agirez auprès de ces Pères pour le faire admettre. Vous écrirez également au P. Gaspard Barzée à Goa, que je défends absolument, en vertu de mon autorité, qu'il reçoive Ferreira dans la société de nos Frères, ou sous le toit du collège; il pourra seulement lui prêter ses bons offices afin de le faire admettre en l'un des saints Ordres de Saint-François ou de Saint-Dominique.

Si, par la grâce de Dieu, je puis me rendre à Canton, je ferai tout ce qui sera en mon pouvoir, afin que, l'année prochaine, vous en ayez par moi la nouvelle, dans des lettres que je vous adresserai aux Indes, et que je ferai remettre, si j'y puis réussir, à quelque vaisseau faisant voile vers le Coromandel. Je me servirai, selon toute apparence, du navire de Pereira qui, de ces rivages de Chine, doit revenir à Malacca, pourvu qu'il puisse arriver avant le départ de ceux qui prennent ordinairement la mer à des époques déterminées pour se rendre au Coromandel. Si cette combinaison réussit, vous pourrez dans le courant de mars être informés à Cochin de mon arrivée à Canton. Il ne sera point inutile à cet effet, lorsque vous quitterez Malacca, de recommander à Vincent Viegas de vouloir bien, dès qu'il apprendra que le navire de Pereira est de retour des côtes de la Chine, réclamer et recevoir les lettres de ma part qui peuvent s'y trouver ; et de les diriger sur Cochin par la voie du Coromandel. Et afin qu'étant parvenues à la côte de Coromandel, ces lettres n'y soient point oubliées, surtout si, comme je prévois qu'il doit arriver, il ne s'y rencontre pas d'occasion présente de les mettre sur un autre vaisseau pour aller plus loin, vous ferez bien de recommander à Diogo de Pereira lui-même, et vous l'en prierez à l'avance, de consentir à vous adresser à Cochin mes lettres en même temps que les siennes, en expédiant au besoin un messager par la voie de terre.

En ce qui regarde votre départ de Malacca, lorsque vous

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