‹ Lettres de Saint-James (volume 3)Chapitre 14 sur 14 · PI · texte numérisé non relu

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terme : car il est impossible que U Russie^ enveloppant de toute part VEnr rope^ ne^oit pas 9menëe p^r sa position géographique a créer une marine sur la mer Noire , comme sur la Baltique. E^t cette marine à son tour amènera la conquête des provinces qui peuvent, lui fermer aujourd'hui THellespont. Une telle entreprise^ de la part d'un tel Empire^ blessera les intérêts maritimes de l'Angleterre^ et pour anéantir cette maT rîne naissante;^ elle fera la guerre à la Russie*

Cette guerre éclatera de meilleure heure entre l'Angleterre et l'Amérique ; parce que l'Amérique empiète déjà sur -le monopole de l'Angleterre. Elle n'a pas même de temps à perdre pour se mettre en mesure de détruire le pavillon d^ États-Unis , et tout indique qu'elle s'y dispose en effet.

Mais ces guerres lointaines nesSeront pour elle qu^un faible emploi de sa population ; car une fraction de sa ma-^

( loa )

rine suffira pour les soutenir. Elles au^ ront ainsi plus d'effet sur Fimaginatioa du peuple que sur sa position; elles abreuveront , il est vrai , les capitaux:

de l'Angleterre / en lui conservant le monopole du commerce maritime* Ce sera là leur résultat le plus direct et il est assez important pour tenter de l'obtenir.

L'Angleterre ne peut donc plus faire aujourd'hui que des guerres maritimes d'une petite diioiension auprès de la lutte gigantesque qu'elle vient de soutenir»

Ce ressort politique ne peut lui être de long-temps que d'un médiocre secours et ne lui permet pas de donner comme les Romains un grand essor à son peuple; a moins, toutefois, que de nouvelles révolutions ne bouleversent l'Europe. Révolutions auxquelles l'aspect de 1 avenir donne , il est vrai , beaucoup de probabilité.

De nouvelles combinaisons peuvent naître de ces désordres ; déplacer de

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